Le printemps des castors en Baronnies Provençales

Le printemps des castors en Baronnies Provençales

Le castor est revenu dans les Baronnies Provençales depuis une vingtaine d'années, mais il reste encore méconnu.Le Parc Naturel Régional des Baronnies Provençales vous propose de vous familiariser un peu plus avec le castor, petit animal qui peuple nos rivières.

Le castor

Attention, de loin ou dans l'eau,on peut confondre Castor et rat musqué ou ragondin . Cependant le castor nage plus immergé dans l'eau ne laissant visible que sa nuque et la partie supérieure de sa tete...Le castor possède une bonne vue nocturne et diurne lui permettant de discriminer les couleurs, ce qui incite à le classer comme semi-nocturne plutôt que nocturne.Le castor est classé parmi les espèces végétariennes mais comme les grands herbivores, il mange probablement quelques œufs et larves de vertébrés et quelques invertébrés Un castor adulte mange environ 2 kg de matière végétale (ou en hiver 700 g d’écorce par jour. Il se nourrit essentiellement des tiges et branches. Le castor se constitue des provisions sous l'eau pour la période hivernale ( branches, tiges...)

Pour s'établir durablement, cet animal semi-aquatique, a besoin d'eau permanente (60 cm de haut au minimum). Si le niveau de l'eau descend en été, il construit une digue pour l'élever de manière à ce que l'entrée de son gîte soit toujours immergée et invisible. Il a besoin de branches qu'il se procure sur les arbres et buissons rivulaires (saules, aulnes, ormes, peupliers...) des cours d'eau, lacs étangs ou zones humides boisées.

Un animal qui fut en voie de disparition

Le castor était en voie de disparition en Europe jusqu’à la fin du XIXe siècle. Après l’adoption de mesures de protection, une expansion naturelle, accompagnée de réintroductions, a conduit à une recolonisation sur une grande partie du territoire européen.

Une espèce qui a bien failli disparaître...Le Castor eurasien,Castor fiber, était auparavant très répandu en Europe et en Asie,depuis la Péninsule ibérique et la Grande-Bretagne jusqu’en Sibérie orientale. Il colonise des cours d’eau dans des forêts de feuillus ou de conifères, de la toundra aux zones steppiques.En Europe, dès le XIIe siècle, une diminution drastique de l’espèce s’est produite en raison de la dégradation des habitats, concomitamment à une chasse excessive pour sa fourrure, sa viande et son castoréum. Au milieu du XIX e siècle, l’espèce est considérée en danger critique d’extinction, avec une population eurasienne estimée à 1 200 individus. Au début du XX e siècle, plusieurs pays européens adoptent des mesures visant à la recolonisation d’une partie de l’ancienne aire de répartition.En France, la population est alors estimée à une centaine d’individus, cantonnés en basse vallée du Rhône. La première mesure prise en faveur du castor est l’interdiction de sa chasse au niveau local dès 1909,bien avant son classement en « espèce protégée » en 1968. Cette mesure sera suivie de réintroductions.Les pays d’Europe adoptent une stratégie identique.

En 1987, le ministère chargé de l’environnement confie le suivi de l’espèce castor à l’Office national de la chasse. Les premiers objectifs sont la connaissance du statut de l’espèce et de son évolution, la recherche de solutions en vue de réduire les dommages – dont la mise au point de captures – et la réintroduction sur de nouveaux sites.Pour ce faire, un réseau de correspondants Castor est créé et formé prioritairement sur les zones de présence avérées de l’espèce.Le suivi des populations s’effectue par des prospections sur les cours d’eau susceptibles d’être colonisés, en hiver (moins de végétation et activité plus importante des castors),le long des zones non encore prospectées,en amont ou en aval des zones occupées.Le protocole de collecte des données utilisé au niveau national repose sur l’observation des indices d’activité des castors. La fréquence et la variété des indices sur un même site (par tranche moyenne de 3 km de cours d’eau) permettent d’estimer le degré de présence de l’espèce : certaine, probable, douteuse.

Pour en savoir plus sur cet animal , Le Parc Naturel des Baronnies Provençales vous propose une sortie Castor cet inconnule 6 juin prochain:

Le retour du castor est progressivement devenu une réalité sur les cours d'eau du PNR des Baronnies Provençales.

Pourtant, son observation n'est pas toujours aisée alors que les différentes marques de sa présence, elles, peuvent être bien visibles. C'est un animal fascinant que vous pourrez découvrir au travers des connaissances et anecdotes inépuisables du responsable du centre de soin "Faune sauvage".Une sortie matinale sur le terrain vous permettra d'apprendre plus sur cette espèce, hôte discret de nos rivières. A partir de 10h, balade au bord de l'Ouvèze, sur réservation uniquement, prévoir vêtements et chaussures adaptés.

Réservation auprés de l'office de Tourisme de Montbrun les Bains

Le printemps des castors en Baronnies Provençales

Publié le: 01 juin 2015

Dernière modification le: 01 juin 2015

Auteur: OT Montbrun

Photos:

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